Vous êtes sur Deliveroo, les commandes tombent, mais pas assez. Alors vous testez une promo par-ci, une photo par-là, sans vraiment savoir ce qui marche. C'est le cas de la plupart des restaurateurs qu'on rencontre. Cette page reprend la méthode complète qu'on applique sur plus de 200 restaurants, sur Uber Eats comme sur Deliveroo. Sept chantiers, dans l'ordre. Rien de magique, que du concret.
1. Comprendre comment Deliveroo classe les restaurants
Sur Deliveroo, le client ne cherche pas votre restaurant. Il ouvre l'application et regarde la liste. Si vous êtes loin dans cette liste, vous n'existez pas. Tout part donc du classement.
Deliveroo met en avant les restaurants fiables : une bonne note client, un temps de préparation tenu, très peu de commandes refusées ou annulées, un menu propre avec des photos. Avant de mettre un euro en promotion, il faut régler cette base. Une promo sur un restaurant mal classé, c'est de l'eau dans le sable.
On a détaillé tous les critères dans un article dédié : comment marche le classement Deliveroo. Retenez l'essentiel : Deliveroo pousse les restaurants qui font vivre une bonne commande au client, du premier clic à la livraison.
2. Un menu qui donne envie de commander
Le menu, c'est votre vitrine. Et c'est là qu'on voit le plus d'erreurs. Trop de plats, des catégories fourre-tout, des plats sans description, le même produit qui apparaît deux ou trois fois sous des noms différents. Un client qui ne comprend pas votre carte en quelques secondes va voir le restaurant d'à côté.
Ce qu'on fait sur chaque compte : resserrer le menu autour des plats qui se vendent vraiment, ranger les catégories dans un ordre logique, écrire des titres simples et des descriptions courtes qui donnent faim, et soigner les options de chaque plat (sauces, suppléments, boissons) pour faire monter le panier sans embrouiller le client.
On a listé les pièges les plus fréquents ici : les erreurs de menu qui tuent vos commandes sur Deliveroo.
3. Des photos qui donnent faim
Sur une application de livraison, la photo décide avant le prix. Une photo sombre, floue, prise vite fait au téléphone dans la cuisine, ça fait fuir. Un plat sans photo du tout, c'est encore pire.
Pas besoin d'un studio. Il faut de la lumière naturelle, un fond propre, un cadrage serré sur le plat, et le plat monté comme il part réellement en livraison. Chaque plat qui compte doit avoir sa photo. Et la photo doit montrer le vrai plat. Un client qui reçoit autre chose que ce qu'il a vu note mal, et une mauvaise note pèse sur le classement. Le cercle vicieux commence là.
4. Des promotions calibrées sur la marge
Le piège numéro un sur Deliveroo, c'est la remise de 50% posée à l'aveugle sur toute la carte. Vous remplissez la cuisine, le téléphone sonne, et à la fin du mois il ne reste rien. Normal : la plateforme prend environ 30% de commission, et vos ingrédients coûtent le même prix, promo ou pas.
Une promotion, ça se calcule plat par plat. Sur quels plats reste-t-il assez de marge pour offrir une remise ? Quel petit produit peu coûteux peut être offert pour déclencher la commande ? Quelle formule mérite d'être mise en avant ? Une bonne promo attire des clients ET laisse de l'argent dans la caisse. Si l'une des deux conditions manque, on la coupe.
5. Temps de préparation et taux d'acceptation
Deux réglages que beaucoup de restaurateurs ne regardent jamais.
D'abord le temps de préparation. Trop court, le livreur attend devant le comptoir, le client attend chez lui, la note tombe. Trop long, vous ressortez moins dans la liste. Il faut le caler sur la réalité de votre cuisine, service par service.
Ensuite le taux d'acceptation. Chaque commande refusée ou annulée joue contre vous. En plein rush, mieux vaut allonger le temps de préparation que refuser des commandes. Et vérifiez vos horaires : un restaurant affiché ouvert qui ne répond pas, Deliveroo le fait reculer dans la liste.
6. Contester les commandes remboursées
Chaque semaine, des commandes sont remboursées au client : article manquant, erreur de commande, plat signalé froid. Cet argent est retiré de votre virement, souvent sans que vous vous en rendiez compte. Et la plupart des restaurateurs laissent passer.
Or une bonne partie de ces remboursements se conteste, avec des preuves. Sur un mois, sur l'ensemble des restaurants qu'on gère, on a relevé 8 832 € de remboursements contestables, dont 4 446 € que personne n'avait jamais réclamés. Sur un restaurant à Bordeaux, on a gagné 48 demandes sur 52, environ 92%. En moyenne, on récupère environ 80% des demandes déposées.
Sur Deliveroo comme ailleurs, la règle est simple : chaque remboursement doit être vérifié, et contesté quand il est injustifié. C'est de l'argent déjà gagné, il suffit d'aller le chercher.
7. Piloter au net, pas au chiffre
Le chiffre affiché dans l'application ne dit pas ce qu'il vous reste. Entre la commission, les promotions, les remboursements, la TVA et les ingrédients, deux restaurants qui font le même chiffre peuvent finir le mois avec des résultats très différents.
C'est pour ça qu'on pilote chaque compte au net : ce qui reste vraiment à la fin du mois. Concrètement, sur les comptes qu'on reprend sur Uber Eats, on coupe les promos qui perdent de l'argent et on règle les prix plat par plat, si bien qu'à chiffre d'affaires égal il reste bien plus dans la poche du gérant. La logique est exactement la même sur Deliveroo.
Et si vous hésitez encore sur la plateforme à travailler en priorité, on a comparé les deux ici : Uber Eats vs Deliveroo pour un restaurateur.
Ce que cette méthode donne sur le terrain
On pilote plus de 200 restaurants sur Uber Eats et Deliveroo. La méthode décrite sur cette page est la même que celle appliquée chez Smash Burger à Besançon : +95% de chiffre d'affaires et +89% de commandes sur 12 mois, soit 248 709 € (chiffres Uber Eats Manager, vérifiables publiquement, sur Uber Eats).
On ne vous promet pas ce chiffre. Chaque restaurant part d'une situation différente. Ce qu'on garantit, c'est le cadre : une optimisation livrée en 7 à 15 jours, une clause de sortie à 45 jours si +20% de chiffre d'affaires n'est pas atteint et environ 80% des restaurateurs qui démarrent avec nous restent.
Côté prix, tout est public : la gestion complète coûte entre 250 et 300 € par mois, et l'optimisation en une fois coûte 690 € TTC pour Uber Eats seul ou 890 € TTC pour Uber Eats + Deliveroo. Le point de départ, c'est un audit gratuit de 15 minutes au téléphone. Si vous préférez tout déléguer, on explique comment on travaille sur notre page agence Deliveroo.

Questions fréquentes
En combien de temps peut-on remettre un compte Deliveroo d'aplomb ?
Le gros du travail (menu, photos, réglages, promotions) est livré en 7 à 15 jours. Ensuite, le compte se pilote dans la durée : promotions ajustées, remboursements contestés, prix surveillés.
Faut-il faire des promotions en permanence sur Deliveroo ?
Non. Une promotion permanente et non calculée mange la marge. Il faut la calibrer plat par plat, en tenant compte de la commission d'environ 30% et du coût de la matière première, et la couper quand elle ne rapporte plus.
Peut-on récupérer l'argent des commandes remboursées ?
Oui, en contestant avec des preuves les remboursements injustifiés. Sur nos restaurants, on récupère environ 80% des demandes déposées. La plupart des restaurateurs ne contestent jamais, c'est de l'argent perdu.
Combien coûte une gestion Deliveroo par une agence ?
Chez ExpertPlace, la gestion complète coûte entre 250 et 300 € par mois. L'optimisation en une fois coûte 690 € TTC pour Uber Eats seul ou 890 € TTC pour Uber Eats et Deliveroo. L'audit de départ est gratuit et dure 15 minutes.

