Ce qu'on a mesuré et pourquoi
Tout le monde parle des remboursements clients sur Uber Eats et Deliveroo, mais personne ne met vraiment de chiffre dessus. On a donc regardé nos propres données. Pendant un mois, on a repris toutes les commandes remboursées sur le parc de restaurants qu'on gère (données Uber Eats Manager), et on a compté deux choses : combien d'argent était contestable (c'est-à-dire signalé comme contestable à la revue), et combien avait réellement été réclamé.
Résultat n°1 : 8 832 € contestables en un mois
Sur ce seul mois, on a trouvé 8 832 € de remboursements contestables. Ce sont des sommes prélevées directement sur les relevés des restaurateurs, pour des réclamations clients : article manquant, commande froide, jamais livrée. Une partie est justifiée. Une grande partie ne l'est pas — un gérant nous résumait ça au téléphone : « des fausses erreurs, 10 euros, 5 euros, 8 euros, à chaque fois ».
Résultat n°2 : la moitié n'est jamais réclamée
C'est le chiffre le plus frappant. Sur ces 8 832 €, 4 446 € n'avaient jamais été contestés par les restaurateurs. Cet argent ne dormait pas parce qu'il était perdu : il dormait parce que personne n'avait pris le temps de cliquer sur le bouton de contestation. Ce n'est pas de l'argent qu'on ne peut pas récupérer — c'est de l'argent que personne ne réclame.
Résultat n°3 : quand on conteste, ça revient
Restait à savoir si contester sert vraiment à quelque chose. Sur les comptes que nous gérons, nous reprenons chaque commande remboursée et contestons les cas douteux, preuve à l'appui. Quand le dossier est propre et déposé dans les délais, une part des montants revient sur le relevé — sans taux de réussite garanti, l'issue dépendant du motif, des justificatifs et du délai.
La conclusion est simple : une partie de cet argent est récupérable, à condition de contester chaque cas correctement et dans les délais — ce qui demande du temps et de la méthode.
Pourquoi presque personne ne le fait
Parce que ça prend du temps, tous les jours. Il faut repérer les commandes ajustées, ouvrir chaque détail, monter un justificatif, et le faire avant que le délai de contestation ne se ferme. Un gérant qui fait tourner son restaurant n'a pas ce temps. Résultat : les remboursements s'accumulent, personne ne conteste, et la plateforme garde l'argent par défaut. Si vous voulez le faire vous-même, on a détaillé le pas-à-pas pour contester une commande remboursée.
Ce que ça veut dire pour vous
Soyons honnêtes : ce n'est probablement pas votre plus gros poste de perte. Mais c'est le seul qui se récupère sans toucher à vos prix, à votre carte ni à votre cuisine — juste en réclamant, chaque semaine, ce qui vous est dû. Et sur un compte avec du volume, ça finit par représenter une vraie somme sur l'année.
Récup, c'est la contestation systématique de vos remboursements chaque semaine + une caméra de preuve, pour 89 € par mois sans engagement. Sur du volume, l'argent récupéré couvre souvent une bonne partie du coût.
Découvrir Récup →Note de méthode. Ces chiffres proviennent de notre propre parc de comptes, mesurés sur un mois via Uber Eats Manager. Ils donnent un ordre de grandeur réel, pas une vérité universelle : le montant exact dépend du volume et du type de restaurant. Pour savoir ce qui dort sur votre compte, on le regarde pendant l'audit gratuit, commande par commande.



