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Guide

Promotions Uber Eats : lesquelles font gagner de l'argent (et lesquelles en perdent)

Les bons leviers, au bon moment
Les bons leviers, au bon moment

Pourquoi la plupart des promotions font perdre de l'argent

Une promotion sur Uber Eats fait presque toujours monter le chiffre. Et c'est exactement le piège : la plupart des gérants jugent leur promotion sur le chiffre. La vraie question, c'est ce qu'il vous reste une fois la commande encaissée. Une promotion se cale sur la marge, jamais sur le chiffre.

Trois choses jouent contre vous dès que vous activez une offre :

  • La commission d'environ 30% continue de tourner. On a détaillé le mécanisme dans notre guide sur la commission Uber Eats et ce qu'il vous reste vraiment.
  • La matière première ne baisse jamais. La viande, le pain, le fromage coûtent pareil, que le plat parte à 12 € ou à 6 €.
  • La remise, c'est vous qui la payez. Sauf opération financée par la plateforme, chaque euro de réduction sort de votre poche, pas de celle d'Uber.

Résultat : une promotion mal calée peut vous faire vendre à perte pendant des semaines, avec un chiffre qui monte et un compte en banque qui descend.

Le classement honnête des offres, de la meilleure à la pire

Voici la hiérarchie qu'on applique sur les restaurants qu'on gère, du levier le plus sain au plus dangereux.

1. Une petite hausse de prix bien calée

Ce n'est pas une promotion, et c'est justement pour ça que ça marche. Quelques dizaines de centimes sur les plats qui partent déjà bien, personne ne le remarque sur l'appli, et c'est cette marge en plus qui finance vos offres. Une petite hausse bien posée rapporte souvent plus qu'une grosse remise, sans rien donner. Attention : ça se travaille plat par plat, en regardant les prix des restaurants de votre zone. Une carte qui devient trop chère d'un coup fait fuir les habitués.

2. La publicité sponsorisée bien réglée

Payer pour apparaître plus haut dans l'appli, avec un budget maîtrisé, c'est une des offres les plus propres : vous ne baissez aucun prix, vous achetez de la visibilité. La condition, c'est de suivre ce que chaque euro ramène, semaine après semaine. Sur Brothers Factory, un restaurant qu'on gère, chaque euro de publicité est passé d'environ 11,6 € à environ 19 € de commandes en 6 semaines, simplement en réglant mieux les campagnes. On explique la méthode dans notre guide sur la publicité sponsorisée Uber Eats.

3. La remise en pourcentage, calculée sur votre marge

Une remise raisonnable peut être rentable, à une condition : la poser sur des plats où la matière ne coûte pas cher, et faire le calcul avant de l'activer. La même remise de 20% peut être très bonne sur un plat et catastrophique sur un autre, uniquement à cause du coût matière. Une remise ne se décide jamais « pour voir », elle se calcule.

4. Le 1 acheté 1 offert : uniquement sur un petit produit pas cher

L'offre « 1 acheté = 1 offert » met un badge très visible sur votre restaurant dans l'appli. Pour attirer l'œil, c'est redoutable. Mais la règle est stricte : uniquement sur un petit produit qui vous coûte très peu en matière. Une boisson, un petit accompagnement, un dessert simple. Jamais sur un plat cher : le deuxième produit sort de votre cuisine avec sa viande, son pain et son emballage, et la commission se calcule sur le prix affiché des deux produits, pas sur ce que le client a payé.

« Le 1+1, ils prennent la marge sur 20 €, pas sur 10 €. »

C'est un gérant qui nous a dit ça en appel. Il offrait un plat à 10 € pour un plat à 10 € acheté : deux plats préparés, deux fois la matière, et la commission prélevée sur 20 €. Son badge ramenait des commandes, et chaque commande lui faisait perdre de l'argent.

5. Le -50% aveugle : la promotion qui détruit la marge

La pire de toutes. Sur un plat affiché 14 €, le client paie 7 €. Sur ces 7 €, il faut encore sortir la commission, la TVA, l'emballage et la matière d'un plat complet. Sur beaucoup de cartes, il ne reste rien, ou moins que rien. Le -50% posé sur toute la carte sans calcul, c'est la promotion qu'on retrouve le plus souvent chez les gérants qui nous appellent en disant « le chiffre monte mais il ne reste rien à la fin du mois ». Sur les restaurants qu'on gère, elle est interdite par défaut.

Comment on calcule avant de lancer

Le réflexe qui change tout : poser une commande type sur papier avant d'activer quoi que ce soit. Cinq minutes, dans cet ordre.

  1. Le coût matière réel, en euros. Pas un pourcentage en tête, le vrai chiffre : ce que la viande, le pain, la sauce et l'emballage coûtent sur ce plat précis. C'est le seul chiffre que la promotion ne fera jamais baisser.
  2. La commande type avec la remise. Prix payé par le client, moins la commission d'environ 30%, moins la TVA, moins l'emballage, moins la matière. Si vous offrez un deuxième produit, comptez sa matière aussi.
  3. Le verdict. S'il reste de quoi vivre sur chaque commande, l'offre peut tourner. S'il reste zéro ou moins, elle est mauvaise, même si elle ramène du monde.

Pour poser ce calcul avec vos propres chiffres, utilisez notre calculateur de marge Uber Eats.

C'est exactement ce travail qui change un compte. Sur les comptes qu'on gère, on pilote le net au quotidien, plat par plat, pour faire monter ce qui reste vraiment dans votre poche. Pas en ajoutant des promotions : en recalculant celles qui existaient, en coupant celles qui perdaient de l'argent et en ajustant les prix plat par plat.

Les erreurs qu'on retrouve sur presque tous les comptes

Empiler les offres

Une remise, plus un 1 acheté 1 offert, plus des prix déjà serrés. Chaque offre prise seule semblait raisonnable. Ensemble, elles se cumulent sur les mêmes commandes et plus personne ne sait ce qu'il gagne.

Copier le voisin

Le concurrent d'en face affiche -30%, donc vous aussi. Sauf que sa carte, ses portions et son coût matière ne sont pas les vôtres. Une offre rentable chez lui peut être une perte sèche chez vous.

Laisser tourner sans date de fin

Une promotion est un coup : on la lance, on mesure, on l'arrête. Une promotion oubliée qui tourne depuis des mois, ce n'est plus une offre, c'est une baisse de prix permanente que plus personne ne remarque et que vous payez à chaque commande.

On regarde vos promotions avec vous

Si vous avez un doute sur une offre en cours, on la recalcule pendant l'audit gratuit. 15 minutes au téléphone : on regarde votre carte et vos promotions, et on vous dit lesquelles garder et lesquelles couper. Plus de 200 restaurants pilotés. Sans engagement.

Questions fréquentes

Quelle est la promotion la plus rentable sur Uber Eats ?

Souvent, ce n'est pas une promotion : une petite hausse de prix bien calée sur les plats qui se vendent déjà rapporte souvent plus qu'une grosse remise. Viennent ensuite la publicité sponsorisée bien suivie, puis la remise en pourcentage calculée sur votre coût matière.

Le 1 acheté 1 offert est-il rentable ?

Oui, à une seule condition : le poser sur un petit produit qui coûte très peu en matière, comme une boisson ou un petit accompagnement. Sur un plat cher, vous offrez la matière d'un deuxième plat complet et l'offre vous coûte plus qu'elle ne rapporte.

Pourquoi mes promotions Uber Eats me font perdre de l'argent ?

Parce qu'elles sont jugées sur le chiffre, pas sur la marge. La remise est à votre charge, la commission d'environ 30% continue de tourner et la matière première coûte pareil. Sans calcul posé avant le lancement, beaucoup de promotions vendent à perte.

Faut-il faire du -50% sur Uber Eats ?

Presque jamais tel quel. Une remise de moitié laisse rarement de quoi payer la commission, la TVA et la matière première. Si vous voulez une offre très visible, préférez un 1 acheté 1 offert sur un petit produit pas cher, calculé avant d'être lancé.

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